Lucile Vignon écrit et produit des adaptations scéniques de grands textes religieux ou mystiques. Ces spectacles, qui ne sont pas des exégèses, sont conçus pour être joués dans des salles de dimensions réduites, et dans une grande proximité avec le public :



Simples et sobres, sans contraintes techniques fortes, ils s'implantent particulièrement bien dans les lieux patrimoniaux à forte identité architecturale et religieuse : la tension historique d’une abbaye, d’une crypte, voire d’une chapelle ou d’une église, entre alors en résonance avec le contenu du spectacle de manière très efficiente et émouvante.


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Commandée en 2005 par le père Hervet, prêtre de la commune des Baux de Provence, le Château de l'Âme, ou Livre des Demeures, est une adaptation théâtrale de l’oeuvre du même nom de Sainte-Thérèse d'Avila, dans sa version parue aux éditions du Seuil. Seule en scène, dans une mise en scène simple et dépouillée, Lucile y interprète le personnage de Sainte-Thérèse en recréant le contexte de son cheminement spirituel et de son expérience intérieure. La durée du spectacle est de 1 heure et 15 minutes.

"Ce que j'ai voulu ... Mon désir a été de choisir les passages les plus universels et les plus directement perceptibles par un large public, et de les faire se succéder le plus harmonieusement possible, tout en restant fidèle à la personnalité de Sainte Thérèse de Jésus, et sans perdre la progression dramatique des sept demeures.
Le texte est d’une très grande beauté et justesse, mais il est également très dense. C'est pourquoi je l’ai entrecoupé d’une dizaine de petites prières dont j’ai écrit la musique, m’inspirant du XVIème siècle espagnol contemporain de Sainte Thérèse.
"
Ecouter un extrait :
Plus de 200 représentations ont été données :
"Le personnage est interprété avec énormément de vérité par Lucile Vignon, qui sait en particulier mettre au fond de son regard cette étincelle qui dit tout à la fois la passion intérieure et son incommunicabilité tant elle touche à l’intime.
Celle qui a pris le texte paru au Seuil sans rien y retoucher, mais en le coupant avec la plus grande attention, a réussi à en rendre la saveur, le réalisme, le bon sens spirituel éloigné de tout mysticisme de bas étage. Et même à y introduire un soupçon de suspense. On a envie de savoir ce qu’il y a dans la prochaine demeure, on est réjoui des descriptions qui sont faites des unes et des autres. Car nulle condamnation, nulle fatalité ne frappe celui qui s’y trouve. Même si est transmise l’envie d’avancer, à son rythme, sur le chemin que la sainte déblaie et explore pour ses frères et sœurs dans la foi. Dans la foi ou bien dans une recherche spirituelle authentique ? La question mérite d’être posée quand on sait que des personnes de traditions religieuses non chrétiennes ont trouvé assez de grain à moudre dans ce spectacle pour y revenir plusieurs fois.
Enfin, ce qui ne gâte rien au résultat, Lucile Vignon est cantatrice avant d’être comédienne et nous fait bénéficier de chants qu’elle a composés sur le modèle des mélodies du XVIème siècle espagnol. Répercutés par les voûtes de la crypte, le résultat est saisissant ..."
Pierre François, France Catholique, 2006

"Un travail de comédienne dans la sobriété et l’intensité. Lucile Vignon est aussi cantatrice. Quand elle chante soudainement, c’est vraiment très beau."
Jean-Luc Jeener, Le Figaroscope, 2007

"Une voix puissante, qui emplit l’espace et fait vibrer les corps."
Xavier Accart, La Vie, 2007
"Du texte vous réalisez un condensé qui permet d'en retenir la substance si riche et si extraordinaire. Mais sans doute resterait-il mystérieux si vous ne lui donniez par votre talent et par l'intelligence manifeste que vous en avez toute sa profondeur et toute sa réalité, au point que de Sainte Thérèse ou Lucile on ne sait plus très bien qui incarne l'autre...
Quant au lieu, il participe à sa mesure au caractère mystique du texte et à la plongée intérieure à laquelle vous nous conviez. L'ensemble est si dense et laisse si peu indifférent que je pense qu'il me sera nécessaire de revenir assister à une voire à plusieurs autres représentations d'ici fin février.
Je vous remercie très sincèrement de la joie et du bouleversement que vous m'avez offerts. Je souhaite que la qualité du travail que vous avez fait et votre talent soient reconnus pour ce qu'ils sont."
A-F L, le 19 décembre 2007

"Bravo pour votre spectacle, si recueilli, juste, dépouillé, qui nous mène avec aisance sur un chemin de réflexion spirituelle, plus que visionnaire, avec une grande qualité d'interprétation et de voix.
Je vous remercie pour cette belle soirée et vous souhaite une très belle route de vie."
Agnès, le 19 février 2007

"Merci pour votre spectacle, le thème, le personnage, l'interprétation, le lieu ... Aborder au théâtre le processus de divinisation de l'Homme est loin d'être facile.
Merci pour ce moment de beauté et de grâce."
Agnès, le 24 juillet 2007

"J'ai trouvé dans votre personnage toute la fougue, l'enthousiasme, le désir ardent de guider les âmes que j'imagine chez Thérèse à partir de ses écrits."
Un très grand merci pour ce moment de pure grâce.
Mayalen, le 10 mars 2007

"Je souhaite ici vous dire simplement l'émotion que j'ai pu ressentir à vous voir et vous entendre en Saint-Thérèse D'Avila. J'ai été frappé et transporté par la beauté de votre regard; celui-ci exprime et contient toute la beauté du texte de Sainte-Thérèse, dont la justesse, la profondeur et l'universalité sont totalement révélés par l'authenticité, la force et la sérénité de votre interprétation. Je suis ressorti de votre représentation le coeur plein de joie, et de gratitude ...
Je vous envoie toute mon amitié."
Frédéric, le 15 mars 2007

"Je voudrais simplement vous remercier pour ce moment si beau et singulier. Vous arrivez à suggérer les étincelles les plus vivaces d'un livre dont la lecture m'avait plutôt dérouté, à montrer de façon élégante et forte combien la vie des Carmélites (comme de tous les chrétiens je présume) est fondée non sur un renoncement mais d'abord sur un Désir.
Avec ma reconnaissance et mes voeux de réussite pour l'avenir."
Pierre, le 22 janvier 2007

"J'ai assisté à votre spectacle qui m'a profondément bouleversé. Que dire devant tant de beauté et de profondeur ? Devant moi, ce n'était plus Lucile Vignon qu'il y avait, mais la Sainte, tant vous paraissiez pénétrée, non seulement par le texte, mais plus encore par l'Esprit. Vos yeux semblaient briller d'une lumière intérieure intense. J'eus beaucoup de mal à contenir une vive émotion.
Du fond du coeur merci pour cette soirée."
Jean-Pierre, le 7 février 2007

"Sans savoir de quelle demeure j'ai pu apercevoir le seuil (!), j'y ai trouvé un écho vivant et profond avec un chemin personnel ... et de cela je voudrais vous remercier."
Laurent, le 1er mars 2007

L'intégralité du spectacle est disponible en DVD - renseignements au 06 21 43 62 84
Thérèse est originaire de Castille : son grand-père était un marchand juif de Tolède converti au christianisme. Très tôt, elle perd sa mère et est élevée au couvent des Augustines à Ávila. En 1536, elle entre au couvent de l'Incarnation dans la même ville, où les Carmélites suivaient une règle fort adoucie. Tombée gravement malade, en 1537, Thérèse retourne dans sa famille. Après sa convalescence, elle revient, en 1539, dans son couvent. Elle y mène une vie sans grande ferveur religieuse. Mais un jour de 1542, alors qu'elle prie devant une statue du Christ flagellé, Thérèse entre dans un chemin de conversion qui va bouleverser sa vie. Elle s'engage dans la voie périlleuse de la mystique.

Vers 1560, Thérèse entreprend la fondation d'un couvent où la règle primitive de l'ordre des Carmes est de nouveau strictement observée : une vie rude consacrée à la contemplation de Dieu. Elle participe ainsi alors au vaste courant de réformes issu du concile de Trente (1545-1563) qui secoue le monde chrétien, et parviendra à fonder une quinzaine de couvents, dont celui de Saint-Joseph à Ávila en 1562, et ce en dépit d'une sévère opposition de certaines autorités ecclésiastiques, et la résistance des Carmes elles-mêmes qui s'opposent à la réforme.

Cette activité réformatrice et fondatrice ne l'empêche aucunement de progresser dans son aventure mystique, dont son confesseur, le père Gratien, l'invite à relater les étapes - l'ultime stade aboutissant, selon sa propre métaphore, à la «pure contemplation» qui s'abîme dans son fameux nada : le Chemin de la perfection, publié en 1583, le Livre des fondations (rédigé à partir de 1577, publié en 1610) et le Château intérieur (rédigé en cinq mois, en 1577, et publié en 1588, avec le Livre de la Vie).

Sainte Thérèse d'Ávila, béatifiée en 1614 et canonisée en 1622, demeure une figure prestigieuse de la sainteté chrétienne, tant par son œuvre réformatrice, sanctionnée par la création de nombreux couvents «déchaux», que par ses écrits mystiques. Elle est devenue, en 1970, la première femme proclamée Docteur de l'Église.

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L’Évangile de la Grâce est une adaptation théâtrale de l’Évangile selon Saint-Luc, dans sa version parue aux éditions «La bonne semence». Sa durée est de 1 heure et 10 minutes.

Tous les personnages sont interprétés par Lucile, dans le respect de leur authenticité.

La scénographie est simple et sobre, définissant un espace carré symbolique dans lequel Lucile évolue, sans artifice ni décor spécifique, hormis quatre chaises et un pupitre. La comédienne convie son public à parcourir la Terre Sainte en compagnie de Jésus, de Nazareth au Golgotha.

Les séquences narratives sont rythmées de moments musicaux chantés ou accompagnés au tambourin.


Plus de 100 représentations ont été données :
"Lucile Vignon, comédienne autant que cantatrice, ne nous offre que des extraits de «l’Evangile de la tendresse», mais ils ont été choisis avec un tel soin que le texte de la pièce coule de source et qu’on redécouvre des passages que l’on croyait connaître par coeur. La présence de la comédienne est remarquable. L’expression sincère et inspirée de son visage est telle que l’on est pris tout de suite, et par le récit qui nous est rapporté, et par l’émotion qu’il suscite. Elle joue de tous les modes, quelquefois en même temps, pour faire passer le message : conte, récit, confidence, reportage ... Le travail musical est magnifique. Elle utilise toutes les ressources à sa disposition, de sa voix à l’acoustique du lieu en passant par quatre tambourins. Le résultat est quasiment hypnotique et on ne voit le temps passer que grâce à la progression du récit."
Pierre François, France Catholique, janvier 2009

"Une très belle et théâtrale manière de redécouvrir, d’approfondir ou de découvrir, que l’on soit croyant ou non, la vie et la parole de Jésus, fils de Dieu, prophète ou gourou selon que l’on soit chrétien, juif ou musulman, mécréant ou athée. Cette sobre et vivante illustration de Lucile Vignon vaut cent mille productions hollywoodiennes !"
Jean-Yves Bertrand, revue-spectacle.com, juillet 2008
"Vous avez réussi à me tirer des larmes. Quelle vraie performance que la vôtre alors que vous êtes à nu, nous tenir en haleine alors que nous connaissons le «scénario» !
Bravo !
Et merci."
Valérie, le 19 février 2009

"Chère Lucile,
J’ai été bien contente de te voir dans ta dernière mise en scène de l’Evangile de St Luc, le 3 janvier. J’ai beau connaître le texte (beaucoup mieux que le précédent), tu traites cela à nous en couper le souffle. Merci mille fois. J’ai vraiment beaucoup aimé la façon que tu as de percer l’écran de nos coeurs. « Dieu est au dedans de nous» «et la chose est vraie...» disait le texte de Ste Thérèse ... Oui, et bien c’est ce dedans de moi que tu atteins à chaque fois profondément pour y mettre le Beau de la Parole de Dieu ... D’ailleurs, il me faut du temps pour revenir à la surface, tu as dû t’en apercevoir car, après le spectacle, j’avais l’impression de ne pas encore être redescendue sur terre quand tu m’as adressé la parole...
Merci de tout coeur de me faire entrevoir cette partie inconnue de moi même. Nous en avons tous besoin... Connaître à quel point la Grâce peut nous habiter quand je laisse le chant très spécial de la Vérité vraie retentir dans les voûtes de mon âme.
J’avais commencé l’icône de St Luc peignant la Vierge Marie mais je n’avais pas assez d’éléments pour poursuivre. Je pense que maintenant les visages vont pouvoir venir au jour.
Merci pour ce que tu me communiques d’énergie positive.
J’aimerais que beaucoup s’en rendent compte ...
Nicole, le 13 janvier 2009
A l'occasion de la programmation du spectacle au Festival Off d'Avignon 2009, Lucile Vignon est interviewée par les journalistes de Radios Chrétiennes Francophones ...



Ecouter l'interview (15 juillet 2009) :

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Mélodie Mystique - L’Amour est une création originale de Lucile Vignon relevant autant de la comédie dramatique que du récital lyrique. Construit autour du thème de l’amour et de sa puissance, le spectacle prend pour fil conducteur les poèmes, lettres et visions d’une religieuse mystique du Moyen-Age, Hadewijch d’Anvers, dont les écrits nous sont parvenus.

Juxtaposant les genres, rapprochant les époques, le spectacle propose une mise en résonance des transports et de l’exaltation de Hadewijch, amoureuse céleste du XIIIe siècle, avec une évocation de l’amour romantique tel qu’il fut célébré par les poètes et écrivains allemands et britanniques au XIXe siècle, Goethe, Chamisso, Rückert, Rellstab, Byron.

Comédienne et cantatrice mezzo-soprano, Lucile Vignon interprète le personnage d’Hadewijch, dans une adaptation de ses écrits, et chante, accompagnée au piano alternativement par les jeunes pianistes japonaises Noriko Sezaki et Hitomi Obaragi, quelques uns des plus beaux Lieder de Schubert, Schumann et Mendelssohn.

Interprétation, mise en scène, scénographie : Lucile Vignon
Piano : Noriko Sezaki / Hitomi Obaragi
Adaptation : Patrice Mignon, Lucile Vignon
Costume, assistante à la mise en scène : Isabelle Georges
Lumière : Paul de Larminat

[dossier de presse : télécharger] [affiche & flyer (26 Mo) : télécharger]

Prochaines représentations : du 22 mars au 13 mai 2012
Crypte de l'église St-Sulpice, 33 rue St-Sulpice, Paris
Prix des places : 16 €, 11 € (TR) - Réservations : 06 13 79 63 52
Si le Lied est l’expression musicale concise d’un sentiment, l’amour est bien au coeur de la plupart des compositions allemandes du XIXe. Condensés homogènes de musique et de poésie, les Lieder de Schumann, Schubert et Mendelssohn exposent et expriment l’exaltation du sentiment amoureux dans toute sa puissance.
Lucile Vignon est accompagnée alternativement par les pianistes Noriko Sezaki et Hitomi Obaragi.

Robert Schumann (1810-1856)
Frauenliebe und Leben - poésie d’Aldebert von Chamisso (1781-1838)
1. Seit ich ihn gesehen
2. Er der Herrlichste von allen
4. Du Ring an meinem Finger

Aus den hebräischen Gesängen - poésie de Lord Byron (1788-1824)

Myrten I : Widmung - poésie de Friedrich Rückert (1788-1866)

Franz Schubert (1797-1828)
Ständchen - poésie de Ludwig Rellstab (1799-1860)

Gretchen am Spinnrade - poésie de Johan von Goethe (1749-1832)

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
Suleika - poésie de Johan von Goethe (1749-1832) & Marianne von Willemer (1784-1860)
Eclairage sur la vie d'Hadewijch ... En dehors du fait qu’elle vivait durant la première moitié du XIIIe siècle en Brabant (elle écrit en brabançon) ou en Flandre (puisqu’on la rend traditionnellement originaire d’Anvers depuis le XIVe siècle), on ne sait pas grand-chose d’elle.

Sur les dates, à partir d’une liste des Parfaits qu’on lui attribue et par recoupement avec les noms qui y sont mentionnés, on pense que la rédaction de ses œuvres date de la période 1230-1240 ou 50. En fonction de l’érudition théologique et poétique qui y est déployée, on imagine aisément qu’elle reçut une éducation remarquable pour les femmes de son époque, ce qui laisserait penser qu’elle était issue d’une famille noble ou bourgeoise enrichie et qu’elle vécut son enfance dans un couvent, les couvents étant alors les principaux dépositaires du savoir et de la culture. Néanmoins, on ne peut qu’être surpris par la richesse des références intellectuelles et artistiques, en particulier dans le langage poétique manifestement marqué par celui de l’amour courtois ou des Minnesänger qui n’étaient alors qu’au début de leur développement, références qui pourraient avoir des sources allant au-delà de l’éducation conventuelle ...


Lire le dossier complet, préparé par Patrice Mignon.
Merci pour le spectacle L' Amour dans cet endroit fabuleux.
Frédéric, le 5 mars 2011

Merci Lucile pour ce beau spectacle. Tu fais ici entendre un texte rare et surprenant. C'est la première que j'entends nommer Dieu "enfer" !, ça c'est très fort. J'ai surtout été sensible à tes chants ...
Alain, le 12 mars 2011

Vous avez su donner au texte le ton de la confidence et celui aussi de la conversation, celui de l'ami qui confie à son ami le secret de son coeur. Le chant et la parole se répondaient en écho, comme deux amants à la recherche l'un de l'autre. Rien n'est plus difficile à dire que l'amour parce que rien n'est plus simple aussi et plus exigeant ... Il y faut donc du talent, de l'intelligence, celle qui éclaire au dedans, une complicité immense avec le mystère; c'est tout cela que nous avons reçu ce soir-là.
Paule, le 13 mars 2011

Merci et encore un grand bravo. Grâce à vous, j'ai découvert Hadewijch d'Anvers, une mystique étonnante, et les musiques choisies (les romantiques allemands) étaient parfaitement accordées aux textes et bénéficiant d'une interprétation particulièrement sensible (je n'oublie pas la pianiste dans mes remerciements).
Patrick, le 26 mars 2011
Après "l’Evangile de la Grâce", Lucile Vignon nous donne à entendre et à goûter un très fin montage de textes poétiques d’Hadewijch d’Anvers, poétesse mystique de la première moitié du XIII° siècle en Brabant. Le spectacle est ponctué par les Lieder de Schumann, Schubert et Mendelssohn, qui exaltent dans toute leur beauté le sentiment amoureux. Ils apportent avec leur accompagnement musical au piano une tonalité affective renforcée à un texte qui, en lui-même, est d’une extrême force tant l’assimilation qu’il déploie entre l’amour le plus pur de l’être divin et l’amour charnel humain dans son expression la plus libre s’y conjugue harmonieusement et sans fausse note. Lucile Vignon qui peut aussi donner cours à son talent de chanteuse lyrique a une puissance d’interprétation dans ces chants du cœur blessé par l’Amour incomparable. Un très beau et profond spectacle.
Pierre Durrande, L'Homme Nouveau, avril 2011

Ce spectacle fait plaisir par son exigence. Lucile Vignon est bouleversante dans le chant...
Jean-Luc Jeener, Figaroscope, mars 2011

La comédienne, en robe et ceinture de nonne, adopte une gestuelle hiératique qui la rend tour à tour ou à la fois sensuelle et désincarnée; sa voix profonde de mezzo nous prend l’âme et le corps, fait vibrer l’espace (...) Au piano Tinatin Kiknadze, toute en nuances l’attend, l’escorte, la seconde et la précède parfois, avec tendresses ou véhémences.
Marie Ordinis, février 2011